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Blogue de Stéphanie Côté
Nutritionniste et maman de 2 enfants, j'ai un intérêt particulier pour l'alimentation des petits. Conseils enrichissants et anecdotes savoureuses sont ici au menu chaque semaine!
mars 2010 - Billets
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Pâques approche et, pour plusieurs, c’est synonyme de chocolat. En offrirez-vous à vos enfants? À quel âge peut-on commencer à leur en donner? C’est une bonne question… dont la réponse n’est pas unanime entre les sources consultées.
Personne n’a besoin de chocolat pour être en santé. Il fournit bien quelques éléments nutritifs, mais il n’est jamais une source exclusive de vitamines ou de minéraux. Le chocolat est une gâterie, point à la ligne.
Mais on aime ça les gâteries!
Je suis une fan de chocolat. Je ne boude pas ce plaisir à mes enfants. Je leur fais tout simplement découvrir quand ils ne sont plus des bébés. Vers 18 à 24 mois environ, quand bébé devient progressivement petit garçon ou petite fille, il a droit à certains privilèges! Ce n’est pas une science exacte ni une recommandation officielle d’un groupe d’experts. C’est mon avis de maman nutritionniste.
Et puis, donner du chocolat à son enfant, ça ne veut pas dire le nourrir de chocolat! Un petit coeur à la St-Valentin, un petit coco à Pâques, le prochain à l’Halloween et le suivant dans le bas de Noël. Je ne compte pas les pépites dans mon pain aux bananes, ni ceux que les grands-parents offriront entre ces occasions. Quelqu’un trouve-t-il que j’exagère?
En faisant mes recherches pour écrire ce billet, j’ai trouvé des gens qui exagèrent vraiment, selon moi. Sur le site français Parents, on suggère aux parents de faire découvrir le chocolat aux tout-petits dès l’âge de 5 ou 6 mois, en ajoutant de la poudre de chocolat aux biberons et aux céréales. Les bébés québécois peuvent envier les petits Français s’ils le veulent, je ne reviendrai pas sur mes principes!
Si vous décidez d’offrir du chocolat à vos enfants à Pâques, laissez-les en manger durant la journée et non le soir. Comme vous le savez, le chocolat renferme un peu de caféine. Leur petite taille et la lenteur de leur corps à éliminer la caféine font qu’ils sont généralement plus sensibles que les adultes à de petites doses. Vous ne souhaitez pas que sa gâterie gâte son sommeil… ni le vôtre, n’est-ce pas?
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Je suis dans une fête d’amis. Une maman donne le repas à son bébé. Soudain, panique! La maman renverse son bébé sur son avant-bras et frappe énergiquement dans son petit dos.
Je suis glacée par la surprise de cette scène inattendue. Je tente de rappeler à mes souvenirs les techniques de dégagement des voies respiratoires apprises il y a si longtemps, il me semble.
Après quelques secondes, la maman relève son bébé. Il pleure et tousse. Toujours sous le choc, la maman s’apprête à reprendre ses manoeuvres.
- « Il tousse, il pleure, il respire. Tu peux arrêter, ça va aller », lui dit calmement un ami médecin. Et lui répète... et lui répète encore.
Même quand on sait comment réagir, personne ne veut être confronté à une telle situation. Un bébé ou un enfant qui s’étouffe, c’est angoissant. Si on ne sait pas comment réagir, c’est pire. Dans tous les cas, mieux vaut prévenir que guérir.
La prévention est dans le choix d’aliments qu’on offre – et qu’on n’offre pas – aux jeunes enfants. Des aliments petits, durs, ronds ou collants les exposent à certains risques. Sur la liste des aliments à éviter, on retrouve : noix, arachides, raisins secs ou frais entiers, légumes durs crus (carotte, céleri, navet, etc.), maïs soufflé, bonbons durs ou collants, saucisse en rondelles ou entière, bâtonnets de fromage, etc.
Puis, autant que les aliments eux-mêmes, la façon de les donner est toute aussi importante. On accompagne l’enfant quand il mange. Il doit être bien assis… et bien réveillé.
4 ans. C’est l’âge jusqu’auquel ces précautions doivent être prises. C’est du moins l’âge recommandé en général, dont aux services de garde où, vu le nombre d’enfants, la gestion du « cas par cas » serait compliquée. À la maison, on a un peu plus de marge de manoeuvre en fonction de notre enfant et surtout en fonction de ses capacités à bien mastiquer.
Âgé de 2 ans, mon petit gars mange des carottes crues, des noix de cajou, des amandes et des fruits séchés comme sa grande soeur de 4 ans. Toujours en suivant le même rituel : assis dans sa chaise, calme, et devant sa maman ou son papa qui, le regardant droit dans les yeux, répète : « croque, croque, croque ».
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Aux repas, je me sers des assiettes normales, raisonnables. Il y a une grande place pour les légumes, une place plus modérée pour la viande et les féculents. J'essaie d'être un cordonnier bien chaussé!
Je termine généralement mon assiette (quand je me sers, du moins), car je me connais bien et je prévois la quantité d’aliments en fonction de ma faim du moment. Je termine donc mon repas rassasiée, mais rarement « trop pleine ».
Je suis de celles qui croient que si on écoute les signaux de son corps, on est apte à manger les quantités dont on a besoin. Les enfants le font de façon innée, les adultes un peu moins. Je n’aime pas le concept de restrictions volontaires, même si je reconnais qu’il a parfois son utilité chez certaines personnes. Je préfère quand manger est un acte plus naturel.
S’écouter.
Facile à dire. Facile à écrire. Mais pas toujours facile à faire.
Je disais donc que je termine généralement mon repas rassasiée, sans plus. Le problème, c’est qu’il m’arrive de terminer le repas… de mes enfants. Pas nécessairement en vidant leur assiette, mais en picossant. Tantôt un morceau de poulet, tantôt un reste de saumon, 2 ou 3 raviolis au fromage par-ci, un carré de toast au beurre d’amande par-là.
Si les enfants ont joué dans leur assiette, je ne récupère pas les aliments tâtonnés, quand même! Mais il y a toujours de beaux morceaux intacts. Il n’y en a pas assez pour faire un lunch et je ne force jamais Laura et Benjamin à manger. Bref, on jette ou je mange. Quel dilemme! Cas de conscience et, par souci d’économie, j’ai de la difficulté à jeter de la nourriture, surtout quand elle coûte cher. Sauf que ce que je mange en plus – et souvent en trop – ne me fait pas récupérer une cenne et ne nourrit pas une personne démunie.
Personne ne gagne. Au contraire, c’est moi qui écope. Il y a une phrase en anglais qui, à cause du jeu de mots, ne se traduit pas, mais qui en dit long : « you’d better have some waste than adding it to your waist ».
Prendre du poids se fait insidieusement. Manger l’équivalent de 100 ou 200 calories de trop par jour se fait sans vraiment le réaliser. Ça ne paraît pas vite sur la balance et on ne change pas de taille de vêtement en 2 semaines. Mais au bout de 6 mois, un surplus de 100 calories quotidiennement, résulte en une accumulation d’environ 5 lb. Donc 10 lb en 1 an. Là, ça commence à paraître! Est-ce ce qui m’attend? Est-ce ce que je souhaite? Non et non!
Maintenant, à la fin des repas, je me dis intérieurement que les restes iront à la poubelle et que la poubelle, ce n’est pas moi.
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Voici la brève conversation que j’ai eue au téléphone avec ma soeur récemment :
— « Salut. C’est Steph. Est-ce que je te dérange? »
— « Je peux te rappeler plus tard ? Je ramasse du vomi. »
J’HAÏS la gastro!
Avant les Fêtes, la menace officielle en santé était la grippe A H1N1. Ma
hantise à moi, c’était la gastro.
J’avais d’ailleurs pensé écrire sur le sujet dans le temps
des Fêtes, car « gastroentérite » et « Noël » ont été
associés dans mon esprit l’année passée. Deux crises de gastroentérite coup
sur coup, je peux vous dire qu’on s’en souvient!
Par chance, ce microbe nous a épargnés cet hiver. Mais vous savez comment
c’est, il suffit d’en parler pour que ça nous tombe dessus. Je tente tout de
même ma chance avec ce billet… et je touche du bois.
Le temps a passé et je croyais que le thème n’était plus d’actualité. Je me
trompais, puisque la semaine dernière, on parlait d’épidémie de gastroentérite
dans plusieurs établissements de santé à Montréal. Je n’ose pas imaginer le
portrait…
C’est une bonne chose d’avoir attendu parce que, depuis, j’ai appris une chose.
J’ai appris qu’on peut donner du lait à un enfant à peine quelques heures après
l’arrêt des vomissements. C’est un mythe alimentaire de
croire qu’il faut attendre un peu à cause de l’enzyme lactase qui est touché
en cas de gastro. En fait, ce peut être vrai pour certains enfants, mais
ce n’est pas une généralité.
Bref, l’enfant peut recommencer à boire du lait (ou une préparation pour
nourrissons) et manger des produits laitiers lorsqu’il a cessé de vomir depuis
4 à 6 heures et qu’il n’est pas déshydraté. C’est aussi le temps de reprendre
son alimentation habituelle. Il ne faut pas attendre plus de 12 heures, car les
aliments contribuent à protéger et à reconstruire la muqueuse intestinale
endommagée durant l’infection. Si vous allaitez, n’arrêtez pas. Offrez au
besoin des tétées plus courtes, mais plus fréquentes à bébé.
Par la suite, il n’y a pas de consensus sur l’ordre
d’introduction des aliments après une crise de gastroentérite. Règle
générale, il semble que les aliments riches en amidon (banane, pain, riz, pomme
de terre, etc.) soient bien tolérés, au contraire des aliments gras. C’est
l’étape des demandes spéciales des enfants auxquelles on acquiesce facilement.
Pour favoriser leur rétablissement, bien sûr! On leur donne ce qu’ils ont envie
de manger, en petites quantités à la fois. Ils peuvent manger à toute heure et parfois
même dans le salon ou dans leur lit…
Autant pour des raisons nutritionnelles que de gros bons sens, ce régime en
est évidemment un de transition. Malheureusement pour eux, il y a des privilèges
dont on profite seulement quand on est malade! Mais existe-t-il vraiment un
privilège qui puisse racheter une interminable journée de gastro?
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