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Blogue de Stéphanie Côté
Nutritionniste et maman de 2 enfants, j'ai un intérêt particulier pour l'alimentation des petits. Conseils enrichissants et anecdotes savoureuses sont ici au menu chaque semaine!
octobre 2009 - Billets
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Ce n’est pas parce que je suis nutritionniste que l’amour des légumes est inscrit dans les gènes de mes enfants. Bien qu’il y ait des légumes dans leur assiette à tous les repas, ils y sont encore parfois à la fin du repas!
Même si j’ai le souci de leur faire manger des légumes, je n’ai pas tendance à les camoufler pour qu’ils en mangent à leur insu. Du brocoli dans des biscuits? Des petits pois dans un gâteau? Pas pour moi, merci. Je préfère qu’ils apprennent à aimer les légumes. Ça me semble une manière plus prometteuse pour qu’ils en mangent encore dans 20 ans, quand je ne préparerai plus leur repas. C’est comme un investissement dans leur santé à long terme.
Voici le top 3 de mes trucs pour faire aimer les légumes à mes enfants.
3. Préparations variées Pour éviter la monotonie et pour trouver au moins une façon d’apprêter les légumes qui plaira à vos enfants, variez les façons de les apprêter. Essayez des légumes : crus (selon leur âge), cuits, gratinés, en sauce, en purée, sous forme de potage ou de soupe, déglacés avec un peu de sirop d’érable et jus de citron, avec une noisette de beurre, etc.
2. Couleur et variété Servez des légumes de différentes couleurs et formes au même repas (bouquets de brocoli, cubes de patate douce et lanières de poivron rouge, par exemple).
Un enfant accepte généralement plus facilement d’en manger si son assiette contient plusieurs petites portions de différents légumes qu’une grosse portion d’un seul légume.
1. En entrée Pendant que vous préparez le souper et que vous entendez les petits ventres (ou les enfants) crier, offrez-leur une entrée de légumes. Un potage, des crudités avec ou sans trempette, des légumes blanchis pour les plus petits, une salade pour les plus grands, etc.
Quand les enfants sont affamés, ils trouvent pas mal moins à rechigner!
Et vous, quels sont vos trucs?
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« Mange tes carottes, c’est bon pour tes yeux », « Mange tes épinards si tu veux être fort », « Mange ton brocoli, c’est plein de vitamines. »
Quels arguments vos parents utilisaient-ils pour vous faire manger des légumes? Lesquels utilisez-vous avec vos enfants?
Peu importe l’argument, c’est rarement la meilleure manière de convaincre un enfant. Pourquoi? Tout simplement parce que les enfants n’en ont rien à faire des considérations nutritionnelles! Ils ne mangent pas un aliment parce qu’il est bon pour eux, ils le mangent parce qu’il est bon au goût.
Quand ma fille était « petite », elle aimait tous les légumes. Maintenant qu’elle a 3 ½ ans, elle a certains caprices. Il y a quelques mois, elle a décidé qu’elle n’aimait plus les courgettes cuites. Je n’ai pas insisté et j’ai essayé d’inclure 1 ou 2 autres légumes au repas, de sorte qu’elle y trouve son compte.
Récemment, voyant que son préjugé envers les courgettes demeurait, j’ai parlé à Laura.
- « Quand tu étais petite, tu aimais les courgettes. Tu ne veux pas essayer encore? »
- « Non, j’aime pas ça. Damien non plus, il aime pas ça. »
Ah, c’est ça! Son ami de la garderie n’aime pas les courgettes, alors elle fait pareil.
- « Laura, fais comme maman. Ferme les yeux, croque un morceau de courgette et goûte comme c’est bon. Humm, c’est doux, c’est sucré. Hummm, c’est bon! »
Laura riait aux éclats de me voir m’exclamer presque autant que Roger Brulotte devant une partie de baseball. Pour être drôle elle aussi, elle a joué à mon petit jeu. Et elle s’y est fait prendre…
- « Maman, tu sais quoi? J’aime les courgettes maintenant. »
Les enfants apprennent à aimer ce qui leur est offert régulièrement et ce qu’ils vous voient manger avec appétit. Prenez plaisir à bien manger, ce sera contagieux. Le fait d’être un modèle pour ses enfants est plus efficace pour améliorer leur alimentation que n’importe quel argument.
Au menu la semaine prochaine : des trucs pratiques pour faire manger des légumes aux enfants.
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D’aussi loin que je me souvienne, ma mère m’a toujours préparé un gâteau de fête spécial. Du clown de mon 1er anniversaire au personnage en ski de fond de mon 13e, en passant par un ourson au chocolat et une jolie Fraisinette.
Derrière les réalisations de ma mère, il y avait des heures de travail. Multipliez par 3, puisque mes soeurs et moi partageons la même date de fête. Bref, des heures et des heures. Derrière ses réalisations, il y avait aussi des crampes aux mains à force de tenir fermement la poche à douille. Mais derrière ses réalisations, il y avait surtout des sourires, des yeux écarquillés et des petites filles émerveillées.
Maintenant que nous sommes mamans toutes les trois, la tradition se poursuit. Des gâteaux de toutes les formes et de toutes les couleurs trônent au centre de la table à chaque anniversaire. Trôner est le bon mot, puisque 3 des 4 fillettes ont eu droit à un gâteau princesse!

Pour 4 princesses elles-mêmes, c’est la joie, le bonheur et l’excitation! Vêtues de robes de princesse ou de ballerine, les 4 cousines rigolent, dansent, sautent, et présentent des « pestaques ». Les décibels sont élevés. Les 3 petits garçons se font brasser. Les parents et les grands-parents sourient… et soupirent.
La croyance populaire veut que ce soit le sucre qui excite les enfants. C’est vrai, le gâteau – sucré – contribue à l’excitation générale. Mais ce ne sont pas tant les ingrédients du gâteau que sa raison d’être : la fête.
Nos 4 filles ne se voient pas toutes les semaines. Leur réunion est toujours spéciale. On a droit au même brouhaha, fête ou non, gâteau ou pas. Les sandwichs au tofu, la macédoine de légumes et les verres de lait n’y changeraient rien! Pourquoi accuserais-je le sucre? Pourquoi nous priverions-nous de faire et d’offrir des gâteaux qui sont notre fierté et leur plaisir?
Le sucre : non coupable.
L’énergie des enfants est contagieuse. Leur effet est synergique. Lorsque la fête cesse et que les enfants se séparent, les piles se vident d’un coup. Dans l’auto, ensuite, c’est le silence le plus complet. Ma princesse dort avant que j’aie eu le temps de boucler ma ceinture. La chanceuse.
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Mon petit gars de 16 mois aime manger – tout court – et surtout, tout seul. Tant mieux, ça fait en sorte que je mange plus souvent chaud. Tant pis, ça fait en sorte que je ramasse plus longtemps.
Au début, je croyais qu’il n’avait pas faim. Il tenait la bouche fermée, tournait la tête, tapait la cuillère qui s’approchait ou envoyait promener celle qui arrivait à destination! Puis, après quelques « da da » la main tendue vers son assiette, j’ai compris. J’ai déposé son repas sur la tablette de sa chaise haute. « Amuse-toi mon bonhomme. »
Je ne croyais pas si bien dire. Moi, je voulais dire : « Débrouille-toi mon grand, apprends à manger avec ta cuillère. » « Amuse-toi », c’est une expression.
Eh bien, ce n’est pas qu’une expression! Benjamin s’amuse pour vrai avec la nourriture. Je revois sa petite main qui se referme sur une poignée de nouilles en laissant échapper une purée toute fraîche entre ses doigts. Son pouce et son index qui se rejoignent fermement pour écraser une carotte cuite. Le muffin qui échoue, en mille miettes, entre ses jambes. Le yogourt qui lui maquille le visage.
Puis, comme lorsqu’il conduit lentement une cuillère de céréales à sa bouche, il a parfois l’air de s’appliquer. Je le regarde alors en souriant, en me disant qu’il vieillit trop vite, mon petit gars. Pour me contredire, il verse – exprès – son bol sur sa tablette. J’ai parlé trop vite.
Jetter de la nourriture, bâtir une maison avec des frites, faire des lunettes avec de la mie de
pain, lancer des petits pois ou voir un arbre
dans un morceau de brocoli: les enfants font preuve d’une imagination débordante quand il est question de nourriture, constate le sociologue Vincent Berry! Tous les enfants font ainsi leur apprentissage. Pas à pas vers l’autonomie. Leur habileté s’acquiert avec la pratique… et avec la patience de leurs parents.
La semaine dernière, j’ai téléphoné à ma gardienne avant de quitter la maison avec les enfants pour m’assurer qu’aucun enfant de son service de garde ne souffrait d’une allergie aux arachides. Pas parce que j’avais préparé des biscuits à partager avec les amis, mais parce que c’était le parfum du jour de Benjamin! Je lui ai lavé les mains et le visage après le petit-déjeuner, ce n’est pas le problème. C’est plutôt que je n’avais pas le temps de lui faire un shampoing…
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Vous faites l’épicerie avec vos enfants. Dans l’allée des céréales, ils aimeraient vous faire acheter les Lucky Charms. Vous hésitez. Ce sont des céréales très sucrées, non? Effectivement, des céréales que je qualifie de céréales bonbons. Pourtant, la boîte arbore un logo : un crochet avec du blé. C’est écrit « grains entiers ». C’est peut-être bon alors? NON, ce sont toujours des céréales bonbons!
Devant le choix infini de barres tendres, vos enfants se lancent vers les Quaker Dipps aux brisures arc-en-ciel. Semi-enrobées de chocolat et garnies de friandises multicolores, elles ne sont pas ce que vous appelez un choix santé. Pourtant, la devanture de l’emballage montre un logo : un crochet entouré du slogan « Bien choisir, bien vivre ». Voyons, est-ce que vous vous trompez? NON, ce sont bel et bien des friandises.
Vous tentez de passer rapidement dans l’allée des croustilles et des boissons gazeuses. Vos petits vites ont aperçu leurs chips préférées. Votre regard est plutôt attiré par le logo « Collation intelligente » que porte un sac de chips à teneur réduite en sel. Une collation intelligente, vraiment? NON, n’allez pas croire ça!
Ne vous y fiez pas plus qu’au fanion « Solution sensée » sur la boîte de Snak Paks de M. Christie mini Oreo!
Coudonc! À quoi servent les logos si on ne peut pas s’y fier?
Bonne question. Malgré l’abondance des logos censés aider le consommateur à faire de meilleurs choix, très peu sont fiables. Le logo Visez santé de la Fondation des maladies du coeur, seul « crochet » indépendant, est le plus fiable (mais plusieurs bons produits ne le portent pas). Les autres programmes de « certification santé » sont des autoproclamations. Ils sont des outils de marketing. Ils sèment la confusion.
La Coalition québécoise sur la problématique du poids et Option consommateur ont crié le problème haut et fort cette semaine. Ils souhaitent que cesse l’utilisation tout azimut des logos. Ils réclament que la réglementation encadre cette pratique.
Assurément, il y a un ménage à faire dans ce dossier.
Qu'en pensez-vous? Est-ce que les logos influencent vos achats?
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