Envoyer cet article
Fermer
 


Nom de l'article:
http://naitreetgrandir.com/cs/themes/blogs/naitreetgrandir/postlist.aspx?App=dans-mon-assiette&y=2009&m=09&d=1
 
Votre nom:
 
Votre courriel:

 
 
Nom de votre ami(1):
 
Courriel de votre ami(1):

 
 
Nom de votre ami(2):
 
Courriel de votre ami(2):

 
 
Nom de votre ami(3):
 
Courriel de votre ami(3):

 
 
Votre message:
 
Naître et grandir sur FacebookNaître et grandir sur TwitterAbonner vous à l'infolettre
 

Dans mon assiette

Blogue de Stéphanie Côté
Nutritionniste et maman de 2 enfants, j'ai un intérêt particulier pour l'alimentation des petits. Conseils enrichissants et anecdotes savoureuses sont ici au menu chaque semaine!

septembre 2009 - Billets

Nos experts
  • 1 commentaire(s)
    1 241 aperçus

    Telle mère, telle fille

    - Maman, je prépare un bon gâteau. Un gâteau comment, tu veux?

    Une petite fille d’environ 3 ans joue dans le sable, au parc. Avec son seau, sa pelle, de l’herbe et des fleurs, la petite demoiselle « cuisine ». Sa maman, le regard plein de tendresse et le sourire rempli de fierté, lui répond.

    - J’aimerais mieux manger une soupe.
    - Ah non, maman. Je fais un gâteau.
    - …ou une salade?
    - Non maman, c’est un gâteau que je fais. En veux-tu? S’il te plaît?
    - Bon d’accord, une petite part.

    Je ne veux pas les écouter, mais c’est plus fort que moi. Je ne les regarde pas et j’interviens encore moins. Ce n’est pas de mes affaires, mais dans ma tête, une voix crie : « C’est un gâteau de sable! Il ne te fera pas grossir, parce que tu ne le mangeras pas pour vrai! Pitié, fais au moins semblant d’aimer ça. »

    On ne se doute pas toujours, comme parent, à quel point nos attitudes, nos comportements et même nos perceptions et nos paroles influencent le développement de nos enfants. Comme ma collègue Marie l’écrivait récemment dans un billet, les enfants sont des éponges. Ils captent même les messages qu’on ne souhaite pas leur transmettre. C’est pour le meilleur et pour le pire.

    Un enfant dont la maman est préoccupée – ou obsédée – par son poids risque davantage de développer une préoccupation à l’égard du sien qu’un enfant dont les parents ne s’arrêtent pas sur cette question. À l’autre extrême, des parents qui se soucient peu de leur santé et de leur alimentation peuvent difficilement convaincre leurs enfants de l’importance des saines habitudes de vie.

    Entre les deux, il y a les mamans et les papas qui font leur possible pour manger équilibré. Ce qui inclut se gâter.

    Il existe de nombreuses études sur l'attitude des parents – surtout des mamans – en lien avec la santé ou le poids des enfants. C’est d’ailleurs à un projet du genre que se consacre une collègue nutritionniste dans le cadre de son doctorat. Avec la merveilleuse tribune dont je dispose, je lui ai proposé de l’aider à recruter des participantes. Avis aux intéressées : 

    Il s'agit d'un projet de recherche sur l'alimentation des enfants, qui s'adresse aux mamans d'origine québécoise de l'île de Montréal qui ont des enfants de 3 ans à 5 ans. Les mères participantes doivent simplement remplir un questionnaire reçu par la poste ou par courriel, et elles courent la chance de gagner un chèque-cadeau chez Renaud-Bray. Pour plus de détails ou pour participer à ce projet, composez le 514-343-6111, faites le 1 puis le poste 3711.

    En plus de contribuer à l’avancement des sciences, votre participation suscitera sans doute quelques réflexions. J’espère que vous les partagerez.

    Publié par
    Stéphanie Côté
     
    Mot clés:
  • 1 commentaire(s)
    3 278 aperçus

    Du Pepto-Bismol pour enfants: solution ou problème?

    Lors d’un récent voyage aux États-Unis, il y avait quelques échantillons de produits dans ma chambre d’hôtel. Pas ceux qu’on trouve sur tous les comptoirs de salle de bain, mais un vrai sac de « cadeaux ». Emballée, je le déballe. Du déodorant et des tampons : c’est pratique. Du dentifrice : c’est une bonne chose, puisqu’on m’a confisqué le mien à l’aéroport. Du Pepto-Bismol… pour enfants! QUOI?! Ben voyons donc, ça ne se peut pas! Pourquoi les enfants auraient-ils besoin d’un médicament pour les aider à digérer et apaiser leurs brûlures d’estomac? C’est moi qui suis estomaquée!

    Pendant ce voyage, j’ai passé une semaine à Fruita, une petite ville du Colorado. C’est un véritable paradis du vélo de montagne. Dans les environs, il y a des centaines de kilomètres de sentiers qui sillonnent les Rockies. Les enfants apprennent à pédaler en même temps qu'à marcher. J’ai croisé des petits de 4 ans ou 5 ans meilleurs que moi en vélo de montagne. (Ceux qui me connaissent diront que la barre n’est pas bien haute, mais tout de même!) Le sport fait partie de leur vie.

    Erreur! Le sport fait partie de la vie de CERTAINS enfants. Probablement ceux dont le sport fait partie de la vie de leurs parents. Ça excluait le tenancier de notre hôtel… et son fils. Je crois qu’ils vivaient sur place. En tout cas, ils s’étaient installés confortablement. Quand un client attendait à l’accueil, le tenancier se présentait lentement, une télécommande à la main, en léchant les doigts de l’autre main. Son fils – on le devinait à la ressemblance – le suivait parfois. On devinait clairement que le sport – et les saines habitudes de vie en général – n’était pas leur priorité. Le jeune garçon appartenait aux statistiques alarmantes sur l’obésité infantile… et était sans doute un consommateur de ce fameux Pepto-Bismol.

    Les Américains sont peut-être plus « big » que les Canadiens, mais on peut penser qu’ils ont simplement de l’avance sur nous! La dernière enquête en santé publique au Canada révèle que 25 % des enfants de 2 ans à 17 ans affichent un surplus de poids. De ceux-ci, 6 % des enfants de 2 ans à 5 ans sont carrément obèses. Ces chiffres, que les médias ont repris récemment datent pourtant de 2004. Le rapport de la Fondation des maladies du coeur de l’Ontario, publié la semaine dernière, laisse penser que la situation ne s’améliore pas. Il nous apprend notamment que les petits Ontariens ne mangent pas assez de fruits et de légumes et qu’ils ne bougent pas assez. Le constat concerne fort probablement un bon nombre d’enfants québécois aussi.

    C’est attristant. L’obésité et ses conséquences, bien sûr, mais également les causes. Il me semble que des enfants, c’est fait pour jouer, courir, sauter, grimper, danser. Les enfants apprennent à se nourrir comme ils sont nourris. S’ils ne bougent pas suffisamment, s’ils ne mangent pas équilibré, c’est que leur encadrement et leur environnement – familial et social – ne le favorisent pas. On a vraiment du travail à faire.

    Un travail qui ne passe certainement pas par le développement de médicaments contre les brûlures d’estomac et autres inconforts digestifs des enfants. « Continuez à manger nachos, pizza, frites, poulet pané, crème glacée, etc. Continuez de vous gaver d’aliments hyper gras. Ce n’est pas grave, on a ce qu’il faut pour vous soulager. »

    Honnêtement, qui pourrait penser que des messages publicitaires de ce genre puissent faire partie d’une quelconque solution?

    Publié par
    Stéphanie Côté
     
  • 2 commentaire(s)
    774 aperçus

    Des activités pour aimer les légumes

    Depuis quelques semaines, les plants de tomates dans ma cour arrière ont l’air de petits arbres de Noël. Et, en guise de cadeau, à leur base, il y a des carottes que j’ai semées. Que dis-je? Que Laura a semées!

    Au début de l’été, j’ai remué la terre de la mince bande de jardin que mon terrain montréalais me permet d’avoir. J’ai ajouté de la terre fraîche et du compost et j’ai creusé des sillons. La tâche – et le plaisir – de ma fille était d’y déposer les graines de carottes. Au lieu du centimètre entre chaque graine, on y retrouvait 10 graines au centimètre carré! On les a recouvertes de terre, arrosées avec beaucoup d’amour… et on a prié pour que les chats de la ruelle ne prennent pas notre jardin pour leur litière.

    Le lendemain à son réveil, Laura s’est précipitée dans le jardin pour voir si ses carottes étaient prêtes à manger…

    Les semaines ont passé. Les mauvaises herbes ont poussé, mais les tomates se sont tout de même multipliées. Tous les jours depuis, Laura cueille celles qui sont mûres, et mange les tomates cerises au fur et à mesure qu’elles sont rouges. Elle apporte des tomates cerises à la garderie et elle en donne avec fierté à ses petites voisines. Elle rit quand je l’appelle « Miss Tomate ».

    Mes priorités dans un jardin, ce sont les tomates et les carottes. Pour le reste, les marchés publics me comblent de bonheur. Et quand on en fait une sortie familiale, le bonheur est encore plus grand. Goûter aux fruits et aux légumes que les commerçants nous donnent pour nous convaincre qu’ils vendent les meilleurs, sentir l’odeur du basilic à des kilomètres, choisir la plus belle tresse d’ail, manger les fraises d’automne sur le chemin du retour, etc. Les enfants tripent autant que moi!

    Quand manger des fruits et des légumes est synonyme de plaisir et de découvertes, les enfants se laissent prendre au jeu. Qu’il s’agisse d’un jardin, d’un marché, d’une cueillette de pommes ou d’une « simple » épicerie, le principe est le même.

    Bien sûr qu’il existe des conseils de « cuisine » pour aider les enfants à aimer les légumes (et j’y reviendrai), mais plus que n’importe quelle recette ou n'importe quel truc, c’est le plaisir qui est l’ingrédient magique!

    Publié par
    Stéphanie Côté
     
  • 4 commentaire(s)
    1 448 aperçus

    Que valent les aliments enrichis d’oméga-3?

    Chez nous, quand on mange du saumon ou de la truite pour le souper, tout le monde est heureux. Ma grande me dit que c’est délicieux et mon petit engloutit sa portion sans dire un mot, ce qui revient au même!

    Je sais que tous les enfants ne réagissent pas aussi bien devant le poisson – celui dans leur assiette, du moins. Il y a donc bien des mamans qui cherchent à fournir de bons gras oméga-3 à leurs enfants d’une autre manière. Avec la panoplie d’aliments enrichis d’oméga-3 sur le marché, ça peut sembler facile. Mais est-ce que ces produits peuvent réellement remplacer les poissons gras?

    Remplacer, non. Contribuer à fournir des oméga-3, oui. Et je suis allée à la pêche aux aliments enrichis pour appuyer mes dires.

    Avant de vous présenter mes trouvailles, permettez-moi une petite parenthèse.

    Il y a deux grandes catégories d’oméga-3. Ceux d’origine végétale (lin, chanvre, canola, soya, etc.) et ceux d’origine marine (saumon, truite, maquereau, hareng, etc.). Ce sont ces derniers, qu’on appelle AEP et ADH, qui sont les plus avantageux pour le développement des enfants. Ils sont utiles tant à leur cerveau – et donc à leurs fonctions cognitives – qu’à leur comportement. Il va sans dire que les aliments enrichis d’AEP et d’ADH sont plus intéressants que ceux enrichis uniquement de graines de lin.

    Fin de la parenthèse.

    Supposons qu’un jeune enfant mange 50 g de saumon. Combien faut-il de verres de lait enrichis d’oméga-3 pour équivaloir à sa portion de poisson? Environ 35, si c’est du lait 3,25 % M.G., et 70 si c’est du 2 % M.G.! Du yogourt enrichi d’ADH, ça en prend 26 portions de 100 g si c’est du Danino… et 132 si c’est la marque Astro Biobest. Des oeufs : presque une douzaine.

    Bref, vous comprenez qu’il est pratiquement impossible de manger autant d’oméga-3 dans les aliments enrichis que dans du poisson. Et c’est normal; je n’ose pas imaginer le goût d’un yogourt qui contiendrait assez d’huile de poisson pour fournir la quantité d’oméga-3 contenue dans une portion de saumon! Beurk!

    Que divers produits fournissent une dose supplémentaire d’oméga-3 ne peut certainement pas nuire, quand on connaît leur utilité et la faible consommation de poisson en général au Québec. Mais ils ne changent rien à la recommandation de manger au moins un ou deux repas de poisson par semaine. Si vous êtes à zéro, une fois par semaine sera déjà un bon début. Et quand vous aurez découvert les mille et une délicieuses façons d’apprêter le poisson, vous vous demanderez comment vous avez déjà pu vous en passer!

    Quelle est la recette de poisson préférée de vos enfants?

    Publié par
    Stéphanie Côté
     
    Mot clés: ,,
 
Reproduction et droits d'auteur © 1998-2012 Fondation Lucie et André Chagnon. Tous droits réservés.

Avertissement. Le contenu diffusé sur ce site Web ne sert qu’à des fins d’information et ne remplace pas l’opinion d’un professionnel de la santé ou du développement des enfants.