L’important, c’est la santé et non le sexe… Vraiment?

L’important, c’est la santé et non le sexe… Vraiment?
10 octobre 2017
J’ai deux garçons. Encore aujourd’hui, je me demande si j’aurais été capable de ne pas demander le sexe à l’échographie.

J’ai deux garçons. Encore aujourd’hui, je me demande si j’aurais été capable de ne pas demander le sexe à l’échographie. J’ai toujours été impressionné par les parents qui réussissent à préserver le mystère jusqu’à la toute fin.

Notre imagination nous joue des tours

En apprenant que l’on deviendra bientôt parents, inévitablement, notre petit hamster interne se met « à spin » et notre imagination commence à travailler en nous projetant neuf mois plus tard. Personne n’y échappe!

Vous attendez un garçon ou une fille? On a tous déjà utilisé la traditionnelle réponse : « Peu importe! Tout ce qui compte, c’est qu’il soit en santé! » Mais, est-ce que cette affirmation tient la route?

C’est peut-être bien involontaire, mais il me semble qu’on tend d’un côté ou de l’autre. Est-ce le signe d’une préférence? En fonction de notre propre genre?

Mais, est-ce possible d’attendre neuf mois avant de connaître le sexe de notre enfant sans que notre imagination nous joue des tours entre-temps? Sans prétendre que l’on ait systématiquement une préférence, j’ai l’impression qu’un peu malgré nous, notre cerveau travaille et nous crée des attentes ou nous prédispose à l’un ou à l’autre.

Qu’en dites-vous?

Préparer et accueillir un nouveau-né

En ce qui me concerne, j’avais besoin de me préparer et d’envoyer un signal clair à ma tête : « OK, c’est confirmé à un pourcentage assez élevé, je te donne le GO pour imaginer la suite d’ici le grand jour! »

Il fallait que je peinture la chambre, que j’achète des accessoires de décoration (ou plutôt que j’approuve l’achat des accessoires, devrais-je plutôt dire!), que je choisisse les tout premiers pyjamas avec ma conjointe, etc.

C’est peut-être mon côté rationnel et très terre à terre, mais je pense que ça venait aussi me sécuriser. Surtout pour le premier, alors que je n’avais aucune expérience de ce qu’allait être l’aventure de la parentalité.

Je me suis toujours demandé si j’aurais réussi à ne pas questionner le médecin si telle avait été la volonté de ma conjointe. J’y serais probablement arrivé, mais ça aurait été difficile pour moi de composer sans savoir.

Au fond, je pense que connaître le sexe m’aidait à me préparer à la venue d’un nouvel enfant, à visualiser ce qu’allait devenir ma réalité quotidienne, mais je crois aussi qu’à quelque part, j’avais peur. Possiblement peur que mon imagination me joue des tours. Que, contre mon gré, je me sois imaginé avec un gars ou une fille et qu’à l’accouchement, advenant que je me retrouve avec l’autre sexe, il y ait une grande surprise dans mon visage pouvant laisser penser à un genre de déception…

Pourtant, je vous assure que je suis comme vous et que je n’avais pas de préférence!

Avez-vous réussi à laisser planer le mystère jusqu’à la toute fin? Est-ce que ça a été difficile?

 

Photo : GettyImages/doble-d

 

Jean-François Quessy est aussi l’auteur du blogue  Un gars, un père.

Jean-François Quessy
Je suis un père passionné, un grand amoureux qui aborde sa vie avec humour, mais surtout, un vrai gars!
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Commentaires (13)

  1. Marie-Eve Bégin 10 octobre 2017 à 17 h 09 min
    Non! J'avais si hâte de connaître le sexe de mon enfant pour pouvoir me faire une idée de la suite des choses! Ça rendait la venue du bébé encore plus concrète pour mon conjoint et moi.
  2. Mirabelle 10 octobre 2017 à 17 h 30 min
    Nous avons appris le sexe de notre premier enfant à sa naissance. Mon conjoint et moi en avons décidé ainsi, car pour nous ce qui comptait c'était un bébé en santé. Nous avons fait ce choix afin de profiter du moment présent dans le contexte de notre société où tout va vite et où il est parfois difficile de s'arrêter et de simplement apprécier. Toutefois, je dois dire que moi tout comme mon conjoint attendions avec impatience le moment où nous ferions enfin la connaisance de notre enfant et nous nous faisions parfois des scénarios à savoir s'il s'agisait d'un garçon ou d'une fille. Nous avons donc profiter du moment de la grossesse en préservant cette surprise tout en vivant avec la fébrilité et l'excitation de ne pas savoir. Nous avions également une certaine pression de l'entourage qui souhaitait également savoir. Malgré tout la surprise à été conservé jusqu'à la toute fin autant pour nous que pour eux.
  3. Valerie 10 octobre 2017 à 19 h 41 min
    Trois bébés surprise! Le premier ça du prendre un bon 10-15 minutes avant qu'on regarde. En fait l'infirmière remplissait des papiers et nous a demandé le sexe alors on a regardé à ce moment là. Un garçon. Le deuxième, la médecin qui l'a attrapée à sa sortie à dit "c'est une fille!" en la posant sur moi. Le troisième, j'avais spécifiquement demandé à ma sage femme de ne pas nous le dire. Après une dizaine de minutes, on a soulevé la couverture pour découvrir notre seconde fille. Moment tout spécial puisque je me suis permis le luxe d'accoucher à la maison! Si quatrième il y a, on refait pareil c'est sur!
  4. Zaza 10 octobre 2017 à 21 h 30 min
    Ici on a vécu les deux expériences; au premier bébé on a évidemment demandé le sexe du bébé, sans trop se poser la question en fait. Au deuxième, on a voulu vivre la surprise. J'ai beaucoup aimé cette dernière grossesse puisque je désirais vraiment un bébé, un enfant et non seulement une fille ou un garçon. À la première grossesse j'ai tellement désiré avoir une fille, pour lui brosser les cheveux et tout le tralala! Finalement j'ai eu deux garçons! Je dirais même que je fus davantage déçue à l'annonce du garçon à mon échographie car c'était un désir futile. Au 2e, j'ai même dû réaffirmer plusieurs fois notre désir de ne PAS savoir à la technicienne lors de l'échographie car elle était très étonnée! Si 3e il y a, je referai la même chose, je ne veux pas savoir. Savoir quoi, au fait??? Que le bébé soit une fille ou un garçon je m'en moque pour vrai car si je veux un enfant c'est justement ça, un enfant que je veux, et rien d'autre importe!
  5. Martine 10 octobre 2017 à 21 h 32 min
    Mon conjoint et moi avons eu 4 enfants et chaque fois, nous ne savions pas le sexe avant la naissance. J'aurais personnellement été déçue de savoir le sexe pendant mes grossesses car, je comparais cela au fait de recevoir un cadeau, mais d'en connaître le contenu avant de le déballer. L'effet de surprise aurait été diminué. Lorsqu'on nous présentait notre bébé, celui-ci faisait fondre notre coeur avant même d'en connaître le sexe. Dans l'ordre, nous avons donné naissance à 3 garçons et à 1 fille. Imaginez notre bonheur de compléter notre famille en ayant un enfant de l'autre sexe! Question aménagement de la chambre, les couleurs choisies faisaient bien pour les deux sexes.
  6. Marie-Eve 10 octobre 2017 à 23 h 37 min
    Nous avons eu 2 filles ici... Ma première grossesse nous avons voulu savoir le sexe du bébé, probablement par sécurité également! ;) Au 2e bébé, nous voulions une expérience différente. Comme une première grossesse, un premier bébé c'est excitant pour tout le monde, nous voulions que ce 2e bébé soit aussi spécial à sa facon. ;) Nous avons adoré l'expérience! Seul petit bémol, c'est qu'à la fin... c'était fatiguant que les gens autour de nous émettent des commentaires dans le genre... "Voir que vous voulez pas savoir! Vous êtes fous! Pourquoi vous avez fait ca!?" Mais lors de l'accouchement, c'était tout simplement magique! Ma fille aura 6 ans dans les prochains jours... et cela fait 6 ans que je dis au monde que même si le petit moment ou tu apprends finalement le sexe de ton enfant lors de l'expulsion dure que quelques secondes.... cela valait la peine d'attendre pendant 9 mois! Je recommencerais n'importe quand! :)
  7. PigJoy 11 octobre 2017 à 09 h 16 min
    On ne peut jamais être sûr à 100% du sexe avant la naissance. Mon fils à 21 ans et on a gardé la surprise. Je me voyais à 49% avec une fille et à 51% avec un garçon. Je peux comprendre que «savoir» le sexe donne l'impression de contrôler quelque chose (j'avoue que la grossesse doit être vraiment pas concrète pour le conjoint). Cependant, je crois le choc est plus grand quand le sexe annoncé ne s'avère pas être le bon (ça arrive plus souvent qu'on pense). Et si l'enfant avait un sexe ambigu (on ne parle jamais d'intersex)?
  8. Isabelle 11 octobre 2017 à 11 h 18 min
    Mon conjoint et moi avions décidés de ne pas avoir d'échographie du tout pour la grossesse afin d’être Certains de ne pas connaître le sexe du bébé à venir. Ça été magique !! J’étais tellement connectée avec le bébé qu’à plus d’une reprise j’ai fait un jeu dans le bain pour qu’il me réponde par un nombre de petits coups s’il était un garçon ou une fille. Toujours la même réponse peu importe le nombre de coups à donner! Nous avions préparé la chambre avec de belles couleurs primaires et les vêtements étaient neutres jusqu’à l'arrivée de BB. Tellement une belle expérience de découvrir sois même le sexe lorsque le bébé sort. Nous avons fait de même pour bébé #2. Deux belles filles. La vie a fait en sorte de nous donner ce qui convenait le mieux aux types de parents que mon conjoint et moi étions. Je crois fort au destin.
  9. Rosie 11 octobre 2017 à 13 h 08 min
    Isabelle: c'est très rare ça, aucune écho! N'aviez vous pas peur des anomalies? Pour ma part, j'ai fait deux échographies au bébé mais pas la dernière du 3e trimestre. Je l'ai amèrement regretté; bébé est en parfaite santé mais il y a eu un gros problème à l'accouchement. Je conseille à mon entourage de ne pas passer à côté des échographies de routine (2e et 3e trimestre), c'est trop important mais je respecte le choix de chacun.
  10. Annie 12 octobre 2017 à 07 h 13 min
    J’ai eu un raisonnement identique au tien, je voulais savoir dès que possible pour les même raisons, et en plus pour pouvoir chercher des noms du bon sexe! On s’est fait demander «Vous ne voulez pas avoir la surprise?» et je me suis dit que c’est la même surprise, ça ne modifiera pas mon bonheur de l’avoir en juin (à l’échographie) ou en octobre (à la naissance). Par contre ça va améliorer mes préparatifs et simplifier les semaines à venir!
  11. Soso 12 octobre 2017 à 13 h 35 min
    Les bébés n'échappent pas au monde moderne: on a la technologie pour aller "voir" l'enfant à naître et ce de plus en plus tôt dans la grossesse! Il ne faut pas oublier toutefois que c'est somme toute très récent dans l'histoire de l'humanité, les échographies. Ma mère me disait qu'elle n'a pas eu accès aux échographies pour ses enfants, à l'instar des femmes de son entourage. Toutes les futures mamans avaient des pyjamas unisexes dans leur valise (de toute façon, qui a dit que le rose c'était pour les filles?!) et quelques prénoms en tête. On n'en faisait pas un cas, d'après ce que je comprends. Le couple voulait un bébé, la femme tombait enceinte et neuf mois plus tard un petit être arrivait. Pourquoi tant de folies autour du sexe? Quels préparatifs? Quelle facilitation de savoir d'avance? Il y a déjà moult drames dans certains pays alors que l'on pratique l'avortement sélectif selon le sexe. Sûrement même au Québec! Mais loin de moi l'idée de bannir les échographies, c'est très utile mais la folie autour de connaître le sexe me laisse perplexe.
  12. Raphaelle 17 octobre 2017 à 11 h 13 min
    J'ai vécu et aimé les deux situations. Pour nos deux premiers enfants, nous n'avions pas souhaité connaître le sexe et j'ai adoré l'attente et la surprise (pourtant, je suis de nature impatiente et prévoyante). Le futur bébé n'est pas moins réel et attendu quand on ne sait pas s'il s'agit d'une fille ou d'un garçon. Oui, le hamster tourne, oui, on se demande parfois si on aurait du demander, oui, il faut trouver 2 prénoms mais on peut très bien se préparer à la venue d'un bébé sans en connaître le sexe, pour le côté matériel, il suffit de peindre la chambre ou d'acheter des pyjamas verts, jaunes ou blancs. De toutes façons, dès que le bébé naît, on est généralement submergés de cadeaux aux couleurs " conventionnelles ". Pour le 3ème, on a demandé le sexe car après 2 garçons, on avait peur de trop espérer une fille et d'être " déçus " à la naissance si c'était un garçon. L'échographie a montré un 3ème garçon et on n'a ressenti aucune déception, on était ravis de rester avec ce qu'on connaissait déjà.
  13. samira 27 octobre 2017 à 10 h 55 min
    Moi pour mon 5eme je voulais pas savoir le sexe j' usqua la naissance , ayant deja 4 gars et une fille , j' esperer vraiment avoir une soeur pour ma fille , je vous cache pas que j' etais déçu quuand le medecin m'a dit que c un garçon , j' etais meme triste pendant 2 jours , mais apres je me suis ressaisi et dit que c mon bebe il est beau et en parfaite sante et maintenant je l' adore , c qui me derange c qu' on en me dit apres la naissance de mon garçon c dommage que ça soit pas une fille