Parents Ninjas

Parents Ninjas
15 juin 2017
Peut-être parce que j’ai un peu d’imagination, mais gang, on ne fait pas seulement partie d’une communauté parentale... On est des foutus Ninjas!

Depuis 5 ans maintenant, je suis un fier membre en règle de la fameuse communauté parentale.

Si, pour plusieurs, ce terme évoque les cours prénataux, les photos de bébé sur Facebook et les échanges de conseils contre les nez pleins de morve, moi je vois ça différemment. Peut-être parce que je suis un gars, un père, pis que j’ai un peu d’imagination, mais gang, on ne fait pas seulement partie d’une communauté parentale...

On est des foutus Ninjas.

Pour vrai, pensez-y deux secondes.

Avec les années et l’entraînement qui ne lâche jamais, c’est tout un système de codes, de réflexes, et une nouvelle façon de penser que nous développons. Le tout dans une constante fatigue. Alertes nuits et jours, toujours prêts à calculer les millilitres nécessaires à l’administration de médicament, à trouver dans la noirceur quasi totale la suce cachée dans les couvertes, à partir une brassée de lavage parce que l’ennemi juré (la gastro) attaque.

Nous en venons même à comprendre notre environnement différemment, à y voir les sons. Quoi ouvrir et comment le faire selon l’heure. Tenir cette porte vers le haut pour éviter un grincement entre 8 h et 9 h le soir. Marcher sur certaines lattes précises du plancher pour ne pas faire craquer le bois, quitte à longer les murs et se retenir sur les cadres de porte, se faire invisible pour le bambin qui s’endort.

Des Ninjas j’vous dis. Besoin de plus d’exemples?

Un enfant dans chaque bras, nous esquivons (grâce à notre 6e sens) les jouets éparpillés, arrivant même à ramasser quelques objets importants ou dangereux avec nos orteils.

Nous pouvons suivre une conversation dans un chaos entrecoupé de pleurs et de « papaaaaa », quitte à rappeler à notre interlocuteur complètement étourdi où nous en étions dans notre discussion.

Et comme si tout ça n’était pas assez, certains d’entre nous pousseront l’entraînement aux limites du « pas d’bon sens » en s’adonnant à la course à pied, au piyoga et même au CrossFit. Endurcir le corps, aiguiser l’esprit.

Go Ninja, Go Ninja, Go!

Et si la majorité d’entre nous ne sera que « de simples » ninjas, d’autres, par la force des choses, n’auront d’autres choix que de devenir des samouraïs, voire des senseis. La monoparentalité, la maladie, la pauvreté, etc.; tous ces obstacles rendront leur entraînement plus intense, les forçant à atteindre un autre niveau. Hiérarchiquement et instinctivement, ils mériteront le respect de tous, incarnant en quelque sorte la véritable nature parentale.

Et cet entraînement qui, au final, ne sert véritablement que quelques années, nous change, nous améliore et fait de nous des êtres si respectables que personne n’osera nous déranger pendant que nous montrons (sans demander d’autorisation) des photos de nos enfants, si intelligents et si parfaits.

Soyez fiers de ce que vous êtes. L’entraînement est parfois difficile et, lorsque vous vous croyez à bout de ressources, répétez à voix haute ces sages paroles; oui, je vais te prendre un autre café.

 

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Photo : GettyImages/patjm

Fier Père
Fier père de 2 garçons qui tente, tant bien que mal, de transformer l'ordinaire en extraordinaire! Des fois, ça fonctionne.
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Commentaires (4)

  1. Julie 15 juin 2017 à 21 h 46 min
    J'adore!
  2. Soso 16 juin 2017 à 14 h 18 min
    Merci pour le fou rire! Wow alors moi je suis une Super Ninja Maman! Ça monte mon estime! Si seulement les gens qui n'ont pas d'enfant savaient...
  3. Estelle 16 juin 2017 à 22 h 01 min
    J'ai tellement ri! Merci beaucoup! Je suis une maman Ninja!
  4. Séverine 21 juin 2017 à 07 h 51 min
    Super article, j'ai bien ri !!! Comment rendre le quotidien et les contraintes magiques, j'y repenserai dans les jours difficiles :-D!!!

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