La recette de l’enfant-roi

La recette de l’enfant-roi

L’été arrive bientôt et c’est le temps d’habiller les enfants. Un petit tour dans une boutique de vêtements pour fillettes et c’est le choc! C’est ma première tournée d’achats d’été pour Leeloo.

Je remarque des imprimés avec des messages surprenants sur les vêtements : « Supermodèle », « Je suis la plus belle », « Enfant #1 », « Tassez-vous, j’arrive », « Princesse pour toujours »... Est-ce que j’ai vraiment envie d’une petite fille qui se prend pour une princesse? D’une demoiselle qui a la certitude d’être la plus belle? D’une petite qui passe avant les autres parce qu’elle considère qu’elle est numéro un ou qu’elle a des droits acquis?

C’est à ce moment que m’est revenu un essai basé sur les travaux de collègues psychologues qui traitaient d’une « épidémie de narcissisme ». Le narcissisme c’est un ensemble d’attitudes et de comportements qui se développe chez certains individus. Ces personnes sont centrées sur leurs propres besoins, ils n’ont pas d’empathie envers les autres, ils ont un fort sentiment que tout leur est dû et auront habituellement beaucoup de difficultés à fonctionner dans notre société moderne. Or, les enfants-rois sont une forme de narcissisme juvénile créée par l’attitude des parents.

Ces messages imprimés sur les vêtements laissent entendre que notre enfant est « spécial », qu’il mérite mieux que les autres. En fait, on sème ici les graines d’une attitude qui pourrait faire des ravages chez notre enfant.

Les ingrédients d’une recette gagnante

On sait maintenant quelle est la meilleure recette pour faire un enfant-roi, qui deviendra éventuellement un narcissique, voire un hypernarcissique. Aussi, pour votre bénéfice, je vais la partager avec vous. Bien sûr, je vous expose cette recette avec un regard ironique. À la manière d’un caricaturiste, j’ai grossi les traits, mais ce qui importe c’est que ces principes nous restent en tête lors de nos interventions. Je sais que dans mon cas, je les ai toujours en tête (ce qui ne signifie pas que mes interventions sont toujours un succès!).

1 - Donnez à votre enfant autant de pouvoir qu’à un adulte. Demandez-lui de choisir le nouveau divan, de vous conseiller sur le lieu des prochaines vacances estivales ou de choisir lui-même ses vêtements dans les magasins. De cette façon, vous le privez d’un apprentissage important que même des superstars comme les Rolling Stones ont dû faire à un certain moment : dans la vie, on ne peut pas toujours avoir ce qu’on veut!

2 - Ne dites jamais « non » à votre enfant. Exposez-le le moins souvent possible à la contrariété afin qu’il ne puisse pas développer de tolérance à la frustration. Ainsi, son intolérance se traduira invariablement par des crises de bacon ou de grandes colères à l’âge adulte.

3 - Dites en tout temps à votre enfant à quel point il est extraordinaire. Gardez le même discours, même si certaines de ses performances laissent à désirer, même s’il n’a pas vraiment fait d’efforts ou accompli quoi que ce soit pour se faire féliciter. Faîtes-le simplement parce qu’il est lui et non pas parce qu’il le mérite.

4 - Entraîner votre enfant à être performant et à gagner. Expliquez-lui que dans la vie, il mérite de gagner car il est un être extraordinaire… Être meilleur que son prochain, c’est ça qui compte.


La recette de l’enfant-roi est relativement simple. Il suffit d’oublier la règle la plus fondamentale lorsqu’on élève un enfant. Une règle que notre génération de parents a souvent tendance à oublier. Cette règle est simple, mais elle a beaucoup d’implications : le rôle d’un parent c’est d’élever et d’aimer son enfant, pas de se faire aimer par lui.

Dr Nicolas Chevrier, psychologue
Mes 3 enfants me permettent de peaufiner mes talents de psychologue tous les jours…
Tous les billets de l'auteur

Commentaires (24)

  1. josée 7 mai 2013 à 10 h 56 min
    tellement bien dit. "le rôle d’un parent c’est d’élever et d’aimer son enfant, pas de se faire aimer par lui".
  2. Séverine 7 mai 2013 à 12 h 47 min
    Je ne suis pas du tout d'accord avec votre article. Le concept d'enfant-roi n'a rien à voir avec le fait de lui laisser choisir ses vêtements ou de lui dire qu'il est le meilleur. Un enfant-roi est un enfant qui manque d'amour et qui est complètement délaissé par ses parents. Il développe donc cette attitude d'enfant-roi, fait tout pour attirer l'attention. C'est une véritable pathologie, c'est lié à une carence affective. Rien à voir avec ce que vous décrivez ici.
  3. Caro 8 mai 2013 à 07 h 56 min
    t'as un diplôme toi??
  4. Isabelle Côté 8 mai 2013 à 16 h 53 min
    Un enfant-roi, un enfant qui manque d'amour et délaissé par ses parents ??? Je ne sais vraiment pas OÙ vous avez pris cette définition d'enfant-roi ?
    Un enfant-roi pour moi est un enfant à qui on n'a jamais appris à dire non et qui a été mis dans la ouate toute son enfance.
    Je travaille depuis plus de 30 ans auprès des enfants de 0 à 12 ans principalement et TOUS les enfants-rois que j'ai côtoyé étaient aimé (mal aimé ) et choyé par leur parent.
    Il n'est pas normal qu'un enfant choisisse TOUT et décide tout, qu'il soit toujours considéré comme le meilleur en tout. Il doit apprendre de ses erreurs. C'est en forgeant qu'on devient forgeron.
  5. Julia 5 juin 2013 à 20 h 38 min
    Non ce n'est pas des enfants qui manquent d'amour, vous pouvez en être sûre. C,est des enfants qui n'ont pas appris à ce faire dire non, comme le texte le dis.
  6. Soso 7 mai 2013 à 14 h 16 min
    Le problème c'est que beaucoup de parents sont les enfants rois d'hier. Alors évidemment leurs enfants sont les meilleurs, les plus beaux et devraient passer devant tout le monde. Ce qui me dérange ce sont les parents qui sont incapables d'être conséquents avec leurs rejetons: leur enfant pousse ou tape un tout-petit, on ne fait rien; leur enfant ne cesse de parler dans un spectacle, on ne fait rien et on rit même; leur enfant court au resto (et je ne parle pas du Mcdo), on ne fait rien et on continue de siroter le café avec sourire.

    Heureusement que la plupart des parents prennent leur rôle au sérieux.
  7. Nicolas Chevrier 7 mai 2013 à 15 h 02 min
    @Séverine
    Dire qu'un enfant-roi est un enfant qui manque d'amour et qui est complètement délaissé par ses parents, c'est non seulement faux, mais c'est de bien mal comprendre le concept même d'enfant-roi.

    J'ai l'impression que vous confondez les concepts d'enfant-roi avec celui d'un enfant qui utilise l'attention négative (mauvais coups, indiscipline, désobéissance) avec ses parents.

    Dans le cas de l'attention négative, vous avez raison de dire que c'est un enfant qui souffre et qui peut avoir besoin de l'attention et de l'amour de ses parents. On parle ici d'une réaction comportementale de l'enfant face à la négligence des parents, pas d'un enfant-roi.

    Dans le cas de l'enfant-roi, c'est bel et bien à cause des comportements des parents que l'enfant développe cette dimension de la personnalité. D'ou l'importance de bien reconnaître les comportements qui amènent l'enfant à développer ces attitudes.
  8. Céline 7 mai 2013 à 15 h 07 min
    Un enfant roi n'est pas un enfant en manque d'affection c'est même plus souvent l'inverse le parents l'aime beaucoup et se prend souvent pour son ami au lieu d'une figure autorité envers lui. Et le problème commence des la petite enfance en les laissant faire tout se qu'ils veulent et de ne jamais appliquer des règlemens dans la famille. Un enfant a besoin d'un encadrement et de le laisse faire tout se qu'il veulent peu importe si c'est bien ou mal c'est se qui donne des jeunes qui se moque des règlements et des autre une fois plus vieux et qui se croit meilleurs car leur parents leur ont toujours dit que c'était parfait et merveilleux quand il fesait quelques chose.
  9. julie 7 mai 2013 à 15 h 54 min
    Depuis quand un psychologue peut il se donner le titre de Docteur?! Il serait honnete de corriger cette erreur...
  10. Sabrina 7 mai 2013 à 16 h 16 min
    Il suffit d'être détenteur d'un Doctorat... on peut parler de Docteur en psychologie, Docteur en droit, Docteur en Médecine...
  11. Nicolas Chevrier 7 mai 2013 à 16 h 27 min
    En fait, c'est depuis le 26 juillet 2006, car c'est à cette date que le doctorat en psychologie est devenu l'exigence minimale pour être admis à l'Ordre des psychologues du Québec.

    Conséquemment, c'est l'article 58.1 du Code des professions qui s'applique dans ce cas. Voici un extrait qui concerne l'utilisation du titre de Docteur.

    "Le Code des professions est précis à ce sujet. Ainsi, un professionnel dont le diplôme de doctorat donne accès au permis de son ordre peut porter le titre de docteur ou l’abréviation de ce titre devant son nom, à la condition qu’il indique immédiatement après son nom un titre réservé aux membres de l’ordre. Par exemple : Dr Untel, psychologue."

    Vous trouverez le document complet ici :

    http://www.opq.gouv.qc.ca/foire-aux-questions/ordres-professionnels/
  12. Nicole 7 mai 2013 à 17 h 05 min
    Je trouve également votre article peut-être légèrement exagéré en ce qui a trait à certains comportements qui feraient de nos enfants des enfants-roi.

    D'un côté la société prône la débrouillardise, voire l'indépendance rapidement en envoyant ses enfants dans les garderies alors que très souvent ils ont à peine un an. Ils sont confrontés rapidement à la séparation (donc un lien affectif parental faible dû au peu de temps passé avec l'enfant), au fait que l'enfant doit gérer souvent des conflits seul à seul avec d'autres enfants (les gardiennes n'ont pas les yeux tout le tour de la tête et en plus plusieurs n'aiment pas avoir à gérer ce genre de comportement) et finalement, au retour à la maison, les parents épuisés de leur journée, veulent justement se faire aimer par leur enfant et se trouvent donc à lui offrir tout ce qu'il désire tant à la maison que dans les lieux publics.

    L'enfant-roi vient indubitablement du fait que les parents délaissent leur enfant, par nécessité ou par souhait parce que comme j'en ai entendu plusieurs me dire «je vais travailler parce que pour moi c'est mon temps de repos, j’ai enfin un break!!!» «Je ne peux pas rester à la maison avec les enfants, je deviens folle (fou)» Et bien selon moi, à ce moment là, on ne fait pas d'enfant!

    L’enfant-roi a souvent des parents absents ayant quelques heures à peine par jour à lui accorder. A-t-on vraiment envie de se battre en fin de journée avec un enfant qui s’est lui-même battu toute la journée à la garderie pour avoir un peu d’attention voire d’affection de la gardienne et avoir le droit de jouer avec certains jouets que d’autres enfants convoitent aussi? Ouf, pas vraiment!

    Je suis maman à temps plein de deux enfants de 3 et 5 ans. Je suis retournée travailler par obligation pendant 4 mois et maintenir l’éducation comme je le faisais lorsque j’étais à la maison c’était épuisant. De retour à la maison, c’est exigeant mais beaucoup plus simple à la fois. Je connais bon nombre de mamans dans une situation semblable à la mienne. Les enfants sont rarement capricieux, moins demandant et plus à l’écoute. Pourquoi? Parce qu’ils ont une attention constante de l’un de leur parent qui ne peut pas toute la journée répondre positivement à tous leurs désirs.

    Parfois, j’impose à mes enfants des activités ou des vêtements à se mettre sur le dos par exemple, parfois je leur donne un choix entre deux. Je crois qu'il est bon d'exposer les enfants au fait que dans la vie on ne peut pas tout avoir, mais qu'il est tout de même possible d'obtenir ce que l'on désire si certaines actions sont posées. L'éducation c'est ça, ce n'est pas juste dire «oui» à tout et «non» à tout, c'est de prendre le temps d'expliquer les choses.

    Mais les parents d'aujourd'hui, n'ont ni l'envie ni le temps d'expliquer quoique ce soit, c'est plus simple d'être catégorique sans raison particulière. Et souvent pour éviter les discussions, les pleurs et les litiges et bien, il est plus facile de dire «oui» à tout.

    Et pour ceux qui disent que «l’important c’est la qualité et non la quantité» et bien je leur réponds «c’est la quantité qui fait que l’on peut obtenir la qualité» En quelques heures, il est difficile d’accomplir le travail d’éducation que l’on peut faire en une journée, avec la patience et le temps comme alliés… La qualité ce n’est justement pas d’offrir tout ce qu’un enfant souhaite avoir!

    Pour le fait de louanger un enfant, je dirais qu’il est plus juste de faire cela, que de lui dire qu’il est méchant, qu’il n’est pas bon et qu’il n’est pas beau. La confiance en soi doit s’acquérir en bas âge. Toutefois, je suis d’accord qu’il ne faut pas faire d’excès et de ne pas toujours mettre l’enfant sur un piédestal même quand ce qu’il accomplit laisse à désirer. Cependant, il ne faut pas oublier aussi d’encourager l’enfant lorsque lui, il est fier de ce qu’il a réalisé, même si nous nous ne le sommes pas. Si on le ramène toujours à terre avec une critique sur ce qu’il a fait, on risque de faire de nos enfants non pas des rois, mais des misérables incapables. Constamment péter la bulle de quelqu’un ce n’est pas ce qui fera de cette personne, une personne créative et innovante, ce dont notre société à tant besoin.

    L'enfant-roi existe depuis une quarantaine d'année, au moment où il y a eu la libération de la femme, la possibilité pour elle de faire une carrière et d'intégrer le marché du travail rapidement après avoir eu un enfant. Pour moi, le phénomène de l'enfant-roi est lié au fait que les parents ont moins de temps passé avec leurs enfants et laissent souvent l'éducation comme une tâche réservée aux autres intervenants (gardiennes, enseignants). Ils se dégagent d'une forme de responsabilité et croient ainsi faire plaisir à leur enfant en prétendant passer du temps de qualité avec lui...

    Bref, l’équilibre est le mot clé, et cela, en toute chose, même en ce qui a trait à l’éducation de nos enfants.
  13. Nicole 7 mai 2013 à 17 h 08 min
    Désolée, pour mon long texte!
  14. Marie 7 mai 2013 à 20 h 27 min
    Donc selon vous, je ne devrais pas avoir mes 2 enfants car je désire m'accomplir professionnellement. J'aime plus que tout au monde mes enfants, mais j'ai aussi un besoin de travailler. Lorsque je retourne à la maison, je me consacre à mes enfants et au souper, tout en continuant leur éducation et la discipline. Non ce n'est pas toujours évident, mais je le fais par choix. Mes enfants sont très biens élevés, ne regardent pas la télévision et je n'ai pas de crainte à sortir dans un lieu public. Ils ne feront pas de crisse, vont dire s'il vous plaît et merci. Je vous dirais même que des gens dans mon entourage me trouvent trop sévère avec eux car j'exige du respect de la part de mes enfants et une bonne conduite.

    De plus, je connais des mamans qui ont pris la décision de rester à la maison et ne font presque aucune éducation de leur enfants qui sont des enfants-rois. Les enfants passent leur journée à faire ou manger ce qu'ils désirent et on aucun respect des autres. Je pense que tout dépend de nos valeurs et de notre énergie.

    Vous choisissez de rester à la maison avec vos cocos et tant mieux, mais ne jugez certainement pas celles qui retournent travailler par choix ou par devoir.
    Nous aimons tout autant nos enfants et désirons le meilleur pour eux. Dans mon cas, c'est pour ma santé mentale. Et oui, je deviens folle à rester à la maison!!! Est-ce que ça fait de moi une mauvaise mère... Je crois que non puisque lorsque je suis présente avec mes enfants, je leur donne beaucoup d'amour, d'encadrement et de consistance.
  15. Nicole 7 mai 2013 à 20 h 50 min
    Je ne juge pas Marie, vous le faites. Je décrivais une situation générale, chacun fait ses choix, il n'y a pas de bon ou de mauvais, il faut juste être capable de constater qu'il y a des problèmes aujourd'hui qu'autrefois on n'avait pas.

    Oui, il y avait aussi des problèmes autrefois qu'aujourd'hui on n'a plus, mais il ne serait pas approprier de nier que certains changements dans la société ont engendré aussi certains problèmes comportementaux chez nos jeunes, enfants et ados.

    Je n'ai jamais écrit que les gens qui travaillent n'aiment pas leur enfant, j'ai fait la remarque de ceux qui m'ont fait clairement part de leur propos... que je répète ici : «je vais travailler parce que pour moi c’est mon temps de repos, j’ai enfin un break!!!» «Je ne peux pas rester à la maison avec les enfants, je deviens folle (fou)» Et il y en a plus d'un. Vous ne faites pas partie de cette catégorie, tant mieux.

    C'est tout à votre honneur si vous êtes en mesure d'avoir une carrière et de parvenir à bien éduquer vos enfants et leur offrir tout l'amour que vous pouvez leur offrir. Personnellement, je n'en suis pas capable, je suis une femme de tête, je travaille maintenant à mon compte, je ne suis pas une femme au foyer qui ne fait que le ménage et la popotte (idée préconçue que trop souvent on se fait des mamans à la maison). J'ai fais des études, j'ai travaillé aussi plusieurs années.

    Je crois juste que pour le moment, si j'ai mis des enfants au monde c'est parce que je veux en prendre soin et non pas laisser cette tâche à d'autres. Et non ce n'est pas facile. Et non, on ne roule pas sur l'or, et oui on fait des sacrifices pour se permettre ma présence à la maison. Aujourd'hui c'est pus facile de retourner travailler que de vivre en voulant élever ses enfants, je vous l'assure!

    Ce que je fais actuellement c'est tout aussi important que pour vous peut l'être votre carrière. Disons juste que moi, ma profession c'est d'être une maman à temps plein et non à temps partiel... si je peux me permettre l'expression.

    Je partageais simplement mon avis sur les enfants-roi qui n'existent vraiment que depuis l'arrivée massive des femmes sur le marché du travail, avec la possibilité des congés de maternité.

    Sur ce bonne continuation et n'ayez crainte, je ne juge personne, la seule personne que j'ose juger c'est moi-même. Mes réflexions sont une perception que j'ai de la vie, en aucun cas je ne prétends avoir raison.
  16. Pat 5 juin 2013 à 21 h 50 min
    Enfin, des mamans à la maison....moi qui me croyait bien la seule!! C'est souvent difficile, mais encore plus souvent réconfortant et valorisant! Le plus difficile, ce sont les commentaires des gens qui travaillent qui disent ''il faut qu'il aille à la garderie, il faut qu'il se sépare de sa mère, il ne pourra jamais fonctionner à l'école, socialiser, etc.'' Bref, merci d'avoir si bien dit ce que je pense parfois avec beaucop trop d'émotivité.
  17. France 7 mai 2013 à 20 h 46 min
    N'en soyez pas désolée, on ne voit pas de longueur quand c'est bien exprimé!! Ce texte me rejoint beaucoup car il apporte des nuances, et l'équilibre, comme vous dites, c'est ça qui est important!!
  18. Nicole 7 mai 2013 à 20 h 53 min
    Merci je l'apprécie!
  19. Nathalie 7 mai 2013 à 19 h 59 min
    Je suis en tout point d'accord avec vous Nicole. Votre texte reflète tout à fait ma pensée!
  20. Nicole 7 mai 2013 à 20 h 54 min
    :o) Merci!
  21. Soso 7 mai 2013 à 21 h 52 min
    Nicole: cela me fait du bien de vous lire dans la mesure où vous êtes maman à la maison, tout comme moi. Je ne juge personne, même que j'admire celles qui vont travailler, mais moi je ne peux pas. Il me semble que je n'aurais plus d'énergie le soir avec mon enfant! Je n'ai pas envie de le voir à la vitesse de l'éclair en semaine et de n'avoir que quelques heures le week-end. La vie va si vite...

    Oui on se serre la ceinture, on n'a plus qu'une voiture, je ne me souviens plus la dernière fois que je me suis achetée une paire de souliers ou un vêtement. Mais bon... J'élève moi-même mon enfant (avec papa), c'est ainsi que nous voulons les choses, même si parfois c'est vraiment difficile.

    Ce qui m'enrage ce sont mes amies qui me disent: ben là, la garderie, ça va lui faire du bien! Mais quel bien??? Il a trois ans, il se développe très bien, voit beaucoup d'enfants et est sociable. Il aura toute la vie pour avoir un horaire et socialiser.

    L'idéal serait que personne ne juge personne, car les mamans à la maison n'ont aucun répit, même à l'heure du lunch on se lève 20 fois, on TRAVAILLE vraiment fort pour nos petits. Qu'a-t-on en retour? Pas de chèque, bien sûr, et parfois même du mépris de la part des gens sur le «marché du travail».

    Désolée ça sort du cadre de cette chronique!
  22. Antzenberger 8 mai 2013 à 01 h 17 min
    Que les parents(maman ET papa!!) travaillent ou pas n'a,selon moi,rien à voir avec le fait d'engendrer des enfants/rois...ce qui compte,ce n'est pas le temps passé avec son enfant mais la qualité du temps qu'on passe avec lui...ce qui importe vraiment,c'est l'éducation et les valeurs qu'on leur transmet...
    Il me parait évident que lorsqu'un enfant se comporte mal,il faut le lui dire et le réprimander...mais il est tout aussi important de le féliciter quand il fait quelque chose de bien...si tous les parents faisaient ça,il y aurait moins de gens qui manquent de confiance en eux!!
    Il me parait aussi logique de dire Non à son enfant,parfois...c'est ainsi qu'il apprend à gérer le sentiment de frustration...
    Bref,vous avez tous raison...et l'envie de bien faire...c'est ce qui compte!!
    Bon courage avec vos enfants...bon courage aux mamans qui travaillent et qui aimeraient forcément pouvoir passer un peu plus de temps avec leurs enfants...bon courage à celles qui ont la possibilité de rester à la maison(c'est un boulot à part entière!!)...et surtout,aimez vos enfants et dites-leur car,au final,c'est l'essentiel!!
  23. Raphaëlle Imbernon 8 mai 2013 à 14 h 39 min
    J'aime beaucoup votre caricature, merci.
  24. Marie-Josee 15 mai 2013 à 11 h 28 min
    Mon opinion au sujet de l'enfant roi, premièrement nous sommes tous différents, nous vivons pas tout les mêmes choses et de la même façon nous avons pas tous eu la même éducation et nous avons pas tous les mêmes valeurs. Nos enfants aussi sont différents, il faut connaitre notre enfant. Moi aussi je pense que le parent qui travaille ou pas n'a pas de lien avec l'enfant roi. Si le parent laisse son enfant décider de tout, de ce qu'il va manger de l'heure de ce coucher... L'enfant va avoir de la misère plus tard. Les horaires à l'école les règlements... l'enfant n'acceptera pas de se faire dire non. Il faut être capable de dire non à son enfant. Nous les parents avons peur d'éduquer. Pour ma part je me demande constamment est-ce que je suis trop sévère pas assez sévère. Une personne me dit que je suis trop sévère, quand je trouve que mon enfant c'est mal conduit et une autre me dit il faudrait que tu interviennes (par exemple mettre le doigt dans le cremage à gâteau quand c'est la première fois qu'il fait ça, j'ai pas eu temps d'intervenir)
    Nous entendons souvent des arguments différents sur un même sujet. J'ai appris à ne pas écouter tout les conseils de faire ma propre idée. Il faut être capable de dire non mais aussi quand l'enfant vieillit il veut commencer à faire ses propres choix et il ne sait pas comment le dire et voilà une crise de plus. J'ai discuté avec mon enfant (5 ans et demie) est-ce que tu aimerais faire un peu plus tes propres choix, mais j'ai dit que nous aurons encore le dernier mot. Comme le choix de son linge, le matin. Si il choisi un gilet trop chaud par exemple quand je sais qu'il est supposé faire très chaud. Nous avons notre mot à dire.
    Il faut savoir dire non et quand c'est non il faut que ça reste non. L'enfant est très intelligent si il réussi à changer un non en oui il va tout faire pour avoir un oui les fois suivantes. Il faut aussi être capable de se mettre à la place de notre enfant.
    Une chose que je remarque l'enfant qui veut le nouveau jouet à la mode. Je crois que beaucoup de parents, depuis qu'il y de plus en plus de technologies, nous voulons nous aussi le nouveau "jouet" à la mode.
    Il faut savoir doser dans tout même dans l'éducation.